Editorial

L'Emploi

N’en doutons pas, la campagne électorale sera dominée par les enjeux économiques nationaux, au premier rang desquels l’emploi. Face à une faible considération des acteurs politiques pour le commerce, et malgré le fait qu’il s’agit de l’un des principaux employeurs en France, l’Alliance a élaboré une plate-forme de 12 propositions pour le commerce, qu’elle soumettra aux différents candidats.

Principal objectif : maintenir l’emploi à un haut niveau dans le commerce physique. Un constat sans appel est désormais partagé par tous : face à une conjoncture économique dégradée depuis de nombreuses années, le nombre d’ouvertures de magasins a continué de progresser, alors que, dans le même temps, le pouvoir d’achat des ménages au mieux stagnait, le plus souvent diminuait. Traduction : une érosion du volume d’emplois du commerce physique et une réelle désaffection pour le textile.

Depuis 2008, la consommation textile-habillement en France a été chaque année en recul. Dans le même temps, l’offre s’est renforcée, avec l’apparition de nouveaux acteurs soit en magasins, soit en pure players, sachant que ces derniers continuent d’échapper au champ contributif, génèrent peu d’emplois, qui plus est sans perspective de carrière.

Pour inverser cette tendance et développer réellement le cross-canal, nos réponses (et nos convictions) reposent sur une élévation du niveau de service fourni, afin de s’adapter à la transformation des modes de consommation, toujours plus exigeants, et à des clients, toujours plus et mieux informés, mais aussi sur une véritable équité fiscale vis-à-vis des pure players. Nos demandes portent à la fois sur les aspects sociaux et sur les questions réglementaires.

De manière constructive, l’Alliance met en avant trois propositions dynamiques pour l’emploi, parmi d’autres : favoriser l’emploi des jeunes dans nos commerces à travers, notamment, la souplesse sur l’âge requis pour l’apprentissage, l’adaptation du contrat de travail aux variations de l’activité, par exemple une durée maximale unique de trente-six mois pour les CDD, mais aussi l’adaptation des horaires d’ouverture aux comportements des clients. En résumé, le haut niveau d’emploi que nous revendiquons pour nos commerces passe par l’équité fiscale entre les différents modes de distribution, mais aussi par une nouvelle politique, souple et simplificatrice.

L’Alliance se mobilise plus que jamais autour de sa plate-forme de propositions pour faire valoir ses arguments lors de cette campagne.

Christian PIMONT,

Président de l’Alliance