À la une

« Comment relancer l’emploi dans le commerce de détail ? » une étude réalisée par Gilbert CETTE, professeur associé à l’Université de Marseille, Arnaud SYLVAIN, économiste, et Franck MOREL, avocat associé au cabinet Barthélémy

  • Le rapport Bailly ouvre enfin une réflexion sérieuse et dépassionnée sur le sujet de l’ouverture dominicale des magasins. Il souligne les incohérences du système actuel et la nécessité de l’adapter aux besoins des consommateurs et à l’évolution des modes de vie. Il reconnaît également que l’ouverture dominicale est un élément clé de l’animation urbaine et de la qualité de l’offre touristique française. Pour la France, première destination touristique mondiale avec 83 millions de visiteurs par an, qui ont dépensé en 2012 38,5 milliards €, le tourisme est en effet devenu un relais de croissance incontournable.
  • La réglementation actuelle ne permet de satisfaire ni la demande touristique ni les nouveaux besoins des consommateurs français. Le potentiel en termes de création d’emplois liés à l’ouverture dominicale est pourtant considérable.
  • Le rapport Bailly cite des études estimant les créations d’emplois entre 3% et 5% de l’emploi total du secteur, sur la base de 52 dimanches. L’étude réalisée par deux économistes (Gilbert CETTE, et Arnaud SYLVAIN) et un avocat en droit social (Franck MOREL) conclut, sur la base d’une hypothèse de 12 dimanches par an, que 20 000 emplois équivalents temps plein pourraient être créés.
  • L’étude avance 6 propositions destinées à assouplir le système, dans le respect des droits des salariés :

    1. Encourager les bonnes pratiques de négociation, y compris par une négociation nationale interprofessionnelle, sur les contreparties du travail dominical et du soir
    2. Instaurer la négociation collective comme préalable à la mise en place d’une dérogation temporaire pour tous les établissements, quelle que soit leur activité
    3. Réviser les arrêtés préfectoraux interdisant le travail dominical sur la base d’accords professionnels locaux, souvent obsolètes, et qui constituent une règlementation de nature économique sectorielle sous couvert de droit social. Il serait souhaitable de remplacer ces accords par une négociation territoriale à l’exemple de Marseille
    4. Etablir une liste des activités pouvant de plein droit employer des salariés le dimanche, actualisée tous les 5 ans avec une commission d’experts et de partenaires sociaux
    5. Donner un droit de tirage de 10 dimanches par an pour les commerçants, qui s’ajouteraient au 5 « dimanches du maire »
    6. Simplifier les règles en matière de classement des communes et zones touristiques

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L'UCV, signataire de la charte de la Ville de Paris en faveur d'une logistique durable

L’UCV a signé, le 18 septembre 2013, la nouvelle charte de la Ville présentant les objectifs de la Ville pour une logistique des marchandises dynamique et respectueuse de l’environnement. Ce document comporte 80 signataires : organisations professionnelles, entreprises de transports, enseignes (dont Galeries Lafayette, Printemps et Monoprix), Chambre de commerce et d’industrie de Paris, Ports de Paris….

La charte vise à réduire sensiblement les nuisances liées à la livraison des marchandises : émissions polluantes, bruits, encombrement. ainsi que les. La Ville souhaite atteindre 50% de livraisons par des véhicules non-diesel d’ici 5 ans. Pour parvenir à atteindre ces objectifs, la charte se décline en projets concrets comme la création de nouveaux espaces logistiques dans les parkings, la création d’hôtels logistiques dans les zones denses, l’équipement de bornes de recharges électriques sur les aires de livraison ou encore la labellisation des livraisons silencieuses la nuit, le recours accru à la voie fluviale et aux réseaux ferrés.

Pour accéder à la Charte, cliquez ici

 

Les Matinées de l’Alliance du Commerce, jeudi 4 juillet 2013 : le commerce en 2022, c’est maintenant !

L’Alliance du Commerce, qui regroupe autour de trois fédérations (Union du Grand Commerce de Centre-Ville, Fédération des Enseignes de l’habillement, Fédération des Enseignes de la Chaussure) la majorité des commerces de l’Equipement de la personne en France, soit 27 000 points de vente et 200 000 salariés, organise le 4 juillet 2013 une matinée-débat consacrée à imaginer le commerce en 2022.

Alors que la crise économique s’approfondit avec de lourdes conséquences pour la consommation et la pérennité de nombreuses enseignes, nous souhaitons prendre du recul et inviter à une réflexion ouverte et libre sur l’avenir de nos professions.

Vous trouverez le programme de la matinée en cliquant ici

 

Sommet mondial des grands magasins.

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Un engagement au cœur des villes

Né en 1997 de l´élargissement de la Fédération nationale des grands magasins, l´UCV est le porte-parole des grandes enseignes du centre-ville. Elle assure une représentation de ses membres auprès des pouvoirs publics locaux, nationaux et européens, et des autres fédérations professionnelles.

Une vision rénovée de l'apport économique du commerce

Le développement durable, les évolutions démographiques et les modes de consommation liés au e-commerce imposent de nouveaux modèles urbains et, sur le plan commercial, une revalorisation d'un commerce urbain de proximité, dont les enseignes de l'UCV sont les représentantes par excellence. L'UCV défend la vision d'une ville plus équilibrée et, dans ce cadre, veille à ce que le particularisme de ses enseignes soit pleinement reconnu dans les politiques de transport, de logistique, d'urbanisme, de rénovation des bâtiments (performances énergétiques, accessibilité…), de publicité extérieure, d'étiquetage environnemental…

Au rang des enjeux économiques majeurs, l'UCV se concentre sur la question de la fiscalité. En effet, le commerce enregistre une pression fiscale de plus en plus forte, liée notamment à la fiscalité locale, et déconnectée de la progression de son chiffre d'affaires et de sa valeur ajoutée. L'UCV se bat activement, en partenariat notamment avec le Conseil du Commerce de France, pour que les arbitrages rendus par les pouvoirs publics sur la fiscalité tienne compte du rôle et du poids réel du commerce dans l'économique nationale (CET, TASCOM, TLPE, fiscalité e-commerce …).